economie-circulaire-atelier-du-vegetal-mars-2021

Comment définir l’économie circulaire ?

Proposant une voie de développement durable, l’économie circulaire vise à optimiser l’usage des ressources naturelles et à limiter l’impact environnemental de nos sociétés modernes. L’ancien modèle linéaire de nos pays développés consistant à extraire, produire, consommer et à jeter est aujourd’hui dépassé. Avec l’économie circulaire apparait un système d’échanges, de production et de consommation qui consiste à rationnaliser l’utilisation des matières et des énergies à tous les stades du cycle de vie d’un produit ou d’un service. Ce nouveau modèle implique à la fois une évolution de nos modes de conception et d’approvisionnement, mais aussi de nouvelles manières de consommer, de réutiliser et de recycler.

De nouveaux modes d’approvisionnement et de production durables

L’économie circulaire est un concept global et transversal qui ne se limite pas à un seul secteur d’activité ni au seul recyclage. Ce nouveau paradigme impacte toutes les étapes du cycle de vie d’un produit.

Comme le rappelle l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), l’économie circulaire repose sur 3 piliers essentiels : l’offre des acteurs économiques, le demande et le comportement des consommateurs, et enfin la gestion des déchets. Les changements qu’elle implique commencent par un approvisionnement durable. Il s’agit de viser à une exploitation efficace de nos ressources naturelles en limitant à la fois les rebuts et l’impact environnemental de l’exploitation des matières énergétiques et minérales. Ce volet concerne à la fois les achats privés et publics des entreprises et des collectivités.

L’économie circulaire propose également une nouvelle manière de penser la fabrication et la conception des produits et des services. Dans ce cadre, l’écoconception consiste à intégrer dès la phase de création les meilleures options pour réduire son empreinte environnementale.

L’écoconception s’accompagne de nombreuses innovations, telle que le déploiement des matériaux biosourcés ou recyclés. Créés à partir de ressources renouvelables, de la biomasse ou du recyclage, ces nouveaux matériaux répondent à l’impératif de produire mieux, de façon éco-durable et socialement responsable. Dans le secteur du bâtiment, notamment, de plus en plus de matières premières composites sont issues de la sylviculture (copeaux, bois d’œuvre, laines de bois…), de l’agriculture (paille, chanvre…), ou encore du recyclage (coton recyclé, ouate de cellulose, coquilles…).

sedum jaunePour exemple de ces matériaux nouvelle génération, citons également le substrat ©Meltingpot, utilisés pour installer des toitures végétalisées, et développé en partenariat avec l’éco réseau Bio’Top par l’atelier du végétal. Constitué de marc de café, de fibre de bois, de briques concassées, de coquilles usagées, Melting Pot© favorise une croissance idéale des végétaux tout en proposant un mode de conception 100% écologique et 100% recyclé.

Ce produit est un parfait exemple de la nouvelle symbiose industrielle que propose l’économie circulaire. Le principe étant d’optimiser les ressources en favorisant les synergies, les échanges interentreprises et la mutualisation des besoins sur un même territoire géographique.

 

Une consommation plus responsable, plus locale et plus frugale

L’économie circulaire ne consiste pas seulement à innover dans la conception des produits ou dans la gestion des déchets et du recyclage, elle appelle aussi à de nouveaux modes de consommation.

Selon une étude de l’Observatoire de la consommation responsable, près de 61% des français estiment que la situation environnementale est préoccupante. Cette prise de conscience du grand public rejoint les enjeux de l’économie circulaire où le consommateur est appelé à s’engager et à modifier ses comportements. Il s’agit désormais d’acheter des biens ou des services en prenant en considération leurs impacts écologiques mais aussi à les utiliser de manière durable.

Les notions de frugalité sont ainsi de plus en plus partagées, avec pour engagement de ne pas favoriser l’abondance et le suréquipement, de privilégier la réparation et l’entretien pour prolonger les durées d’usage, de choisir l’achat d’occasion pour le réemploi ou la réutilisation.

Consommer de manière raisonnée, c’est aussi s’engager vers le « localisme », et privilégier les circuits courts. En achetant local, le consommateur s’inscrit dans une démarche écologique tout en ayant une action sociale positive qui permet de soutenir les acteurs économiques de son pays, de sa ville ou de sa région.

La consommation responsable passe également d’une économie de la propriété à une économie de la fonctionnalité, qui privilégie l’usage sur la possession, le collectif sur l’individu. Reposant sur le partage et la confiance au sein d’une communauté d’utilisateurs, l’économie collaborative permet ainsi de limiter le gaspillage de ressources tout en créant du lien entre les citoyens.

Pour illustrer cette évolution, citons les plateformes d’échanges de biens et de services entre particuliers, le partage gratuit ou payant de biens neufs ou recyclés, les sites collaboratifs de location-vente, les offres de services et de trocs qui se déploient sur internet.


Atelier-du-végétal-Émergence-Les-trophées-de-lentreprise-2019A propos de l’auteur : monsieur Brice Rodriguez, fondateur et gérant de la société Atelier du Végétal, est spécialiste de la végétalisation écologique. Depuis 2008, il propose une logique responsable complète sur toute la chaîne de conception et de réalisation des aménagements végétalisés naturels, toitures et murs végétalisés, aménagements paysagers. Il est également créateur et diffuseur exclusif, en partenariat avec le réseau Biotop, du substrat MeltingPot, 100% recyclé, composé de matériaux bio-sourcés.

legislation-toitures-vegetalisees-Atelier-du-vegetal-min

Quelle législation pour l’installation de toitures végétalisées ?

En ce qui concerne les normes d’installation de toitures végétalisées, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Très avancés dans ce type de dispositifs, l’Allemagne, la Suisse, ou la Suède, ont édictées des règles spécifiques. En France, rien d’aussi distinctif. Cependant, faisant partie intégrante du bâtiment, les toitures en végétalisation naturelle doivent répondre aux normes édictées dans les Documents Techniques Unifiés (DTU), qui réglementent la construction sur le territoire national. Par ailleurs, afin de prendre en compte tous les types de toitures végétalisés (extensive, semi extensive, intensive), des normes supplémentaires ont vu le jour ces dernières années. La loi biodiversité de 2016 a également édicté de nouvelles obligations pour les porteurs de projets. Voyons ensemble, la législation actuellement en vigueur pour l’aménagement de toitures végétalisées…

 

Les instructions des documents techniques unifiés (DTU)

Toutes les normes régissant la construction en France sont régies par les Documents Techniques Unifiés, aussi appelés DTU.

Concernant le cas des toits végétalisés, il n’existe pas de DTU spécifiques mais leur installation relève des directives précisées par différents DTU, tels que :
– Le DTU 43,1 : pour les « travaux d’étanchéité des toitures-terrasses avec éléments porteurs de maçonnerie ».
– Le DTU 43.3 : pour « l’étanchéité de toiture avec élément porteur en tôles d’acier nervurées ».
– Le DTU 43.4 : pour « l’étanchéité de toiture avec élément porteur en bois »
– Le DTU 43.5 : concernant les travaux de réfection.

A retenir : Les Documents Techniques Unifiées établissent surtout la législation des toitures végétalisées dites intensives, c’est à dire sur lesquelles on peut installer une terrasse avec un jardin.

092 %EElot x

Quelle législation pour les toitures végétalisées extensives et semi-extensives ?

Les toitures en végétalisation intensive autorisent l’installation de jardins potagers, d’espaces de détente et de lieux récréatifs paysagers. Elles présentent une épaisseur relativement importante, supérieure à 30 cm, et leur implantation doit suivre les règles édictées par les Documents Techniques Unifiés (DTU)

Mais qu’en est-il pour les autres types de toitures végétalisées ?

Dans le cas des toitures en végétalisation extensives, qui disposent d’une faible épaisseur, (entre 4 et 15 cm), sans surcharge importante pour les toitures, seul un avis technique du CSTB (Chambre syndicale des travaux publics) permet d’en obtenir l »assurabilité ».

Par ailleurs, afin de compléter la réglementation, le Syndicat National du Profilage des Produits Plats en Acier (SNPPPA), la Chambre Syndicale Française de l’Etanchéité (CSFE), mais aussi l’Union Nationale des Entrepreneurs du Paysage (UNEP) et l’ADIVET ((l’association française des toitures et façades végétales) ont également établi des règles professionnelles s’appliquant à l’aménagement des toitures et terrasses végétalisées extensives.

Enfin, concernant le troisième type, les toitures végétalisées semi-extensives, de nouvelles règles professionnelles ont été également été mises à jour fin 2007. Elles permettent de réglementer ces dispositifs semi-extensifs, qui présentent une épaisseur intermédiaire (de 13 à 30 cm), et qui autorisent une plus grande variété de végétaux que sur une toiture en végétalisation extensive.

 

Loi biodiversité et toitures végétaliséesHublots bâtiment du nil

Votée en aout 2016, la loi biodiversité a été promulguée afin de favoriser la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Elle édicte de nouvelles obligations réglementaires en matière de construction éco-durable, et notamment d’installation de toitures végétalisées.

Cette loi a également été étendue et renforcée par l’arrêté du 5 février 2020, qui contraint les porteurs de projets à installer un procédé de production d’énergies renouvelables ou un système de végétalisation sur la toiture de certains types de bâtiments.

Ainsi, en plus des nouveaux bâtiments sujets à autorisation d’exploitation commerciale (AEC), sont à présent concernés par ces nouvelles normes différents types d’ouvrages, telles que les nouvelles constructions, présentant plus de 1000 m2 d’emprise au sol, mais aussi d’autres types de constructions, tels que les locaux à usage industriel ou artisanal, les entrepôts, les hangars non ouverts au public destinés à une exploitation commerciale, de même que les parcs de stationnement couverts accessibles au public.

Désormais, tous ces types de constructions ne pourront être autorisées que si elles intègrent, sur au moins 30 % de leur toiture, « soit un procédé de production d’énergies renouvelables, soit un système de végétalisation basé sur un mode cultural garantissant un haut degré d’efficacité thermique et d’isolation et favorisant la préservation de la biodiversité.

Atelier-du-végétal-Émergence-Les-trophées-de-lentreprise-2019A propos de l’auteur : monsieur Brice Rodriguez, fondateur et gérant de la société Atelier du Végétal, est spécialiste de la végétalisation écologique. Depuis 2008, il propose une logique responsable complète sur toute la chaîne de conception et de réalisation des aménagements végétalisés naturels, toitures et murs végétalisés, aménagements paysagers. Il est également créateur et diffuseur exclusif, en partenariat avec le réseau Biotop, du substrat MeltingPot, 100% recyclé, composé de matériaux bio-sourcés.

logo

Festival Note en Vert

Participation à la 5éme édition du festival Note en Vert. Retrouvez-nos sur le festival le 10 11 et 12 juin 2016 dans le parc de Périgny. Décors et aménagements paysagers, portique d’entrée principale…

Lire la suite